Belize (octobre 2018)

Dates de notre séjour : du 1 au 13 octobre 2018 (11 jours).  

Les photos: (cliquez ci dessous)

01 au 13 octobre 2018: BELIZE

Notre trajet : Corozal, Belize City, Gales Point Dangriga, Hopkins, Placencia, San Ignacio, Spanish Lookout, Orange Walk Town.
Distance parcourue : 1029km

En pratique :

  • Langues:
    Langue officielle: anglais. Système de mesure anglosaxon mais conduite à droite.
    Espagnol parlé par plus de la moitié de la population.

  • Taille du pays : 23 000 km² dont 690 km² d’îles

  • Monnaie et change : Dollar bélizien, taux de change fixe par rapport au Dollar US,  2BZ$=1US$

  • Coût de la vie : Quelques exemples de tarifs :

          La vie est très chère au Bélize, tant les excursions que la nourriture !!!

Lait (1 litre) : 2,25 BZ$ (environ 1 euro)
Pâtes (1 kg) : 8 BZ$ (environ 3,80 euros)
Restaurant pour cinq (type « Comedor », cantine ou routier. 5 plats et une bouteille eau) : 65-70 BZ$ (environ 30-35 euros)
Diesel (1 litre) : 10,80BZ$ le galon (environ 1,30 euros le litre)
Journée snorkeling sur barrière de corail au départ Placencia: 90 USD adulte (enfant moins 10 ans 45 USD)
Baptème plongée : 180 USDD

  • Douane/taxe entrée-sortie :

Passage de frontière : Bien organisée, assez rapide. Moins d’une heure. Dans le sens de l’entrée du Mexique au Belize et si vous souhaitez    retourner au Mexique ensuite, n’annulez pas le permis d’importation du véhicule !! Inutile de passer par la douane à la sortie du Mexique.

Immigration mexicaine puis immigration et douane béliziennes. Attention, l’immigration bélizienne demande une adresse dans le pays et ne transige pas sur la question alors pensez à trouver celle d’un camping ou d’un hôtel avant de vous présenter au guichet…

Péripétie: Nous avons fait l’aller-retour vers le Belize à partir du Mexique. A notre retour au Mexique après notre séjour bélizien, le douanier mexicain a tiqué et a annoncé ne nous accorder que 7 jours car nous étions entrés au Mexique pour la première fois 6 mois auparavant. Petite frayeur rapidement calmée quand nous avons annoncé voyager en camping car. Il est allé vérifier l’existence du camping car et nous a accordé sans problème 180 jours de séjour au Mexique. En fait, il nous avait pris pour des expatriés sans visa de travail qui passent régulièrement la frontière pour renouveler leur permis de séjour. Bon à savoir pour éviter les mauvaises surprises…

    • Immigration :
      A l’entrée (frontière nord Corozal) : Mexique vers Belize
      – Nous n’avions pas payé de taxe d’entrée au Mexique car nous étions arrivés en avion donc nous l’avons payée à la sortie :
      Taxe d’entrée au Mexique : 533 pesos mexicains par personne (taxe payable pour tout séjour de plus de 7 jours au Mexique).

Pas de taxe d’entrée au Belize. Autorisation de séjour d’un mois, renouvelable.

                    A la sortie (frontière nord Corozal): Belize vers Mexique

– Taxe de sortie du Belize : 40BZ$ pour adulte et enfants >11 ans, à payer en espèces.

Taxe d’entrée au Mexique : 533 pesos mexicains par personne (enfants compris). Autorisation de séjour de 180 jours.

    • Douane :
      Fumigation du véhicule
      – entrée au Belize : 10 BZ$ (120 pesos mexicains)
      – entrée au Mexique : 15 BZ$
      Taxe d’entrée du véhicule au Belize : 30 BZ$ (350 pesos mexicains)
      Permis d’importation temporaire de 30 jours

  • Assurance véhicule : Obligatoire.
    A prendre au niveau de la frontière. Guichet Insurance Corportion of Belize Ltd. Attention contrôle policier fixe sur la route menant de la frontière à la ville de Corozal.
    Tarif : 46BZ$ pour 14 jours payables en CB.

  • Contact avec police/militaires : aucun problème. Présence discrète. Pas de barrage routier en dehors de celui de Corozal.

  • Logistique : Pas de problème pour faire le plein d’eau dans les stations services.
    • Nous n’avons pas eu besoin de recharger nos bouteilles de gaz donc pas d’info.
    • Alimentation : Produits très chers même produits localement. Supermarchés principalement tenus par des Chinois, partout.
    • Carburant : Pas de difficulté d’approvisionnement.

  • Bivouacs : Pas de problème pour bivouaquer gratuitement dans les centre-villes ou centre- villages.
    Il y a peu de plages sur la côte donc n’imaginez pas bivouaquer gratuitement au bord d’une plage paradisiaque même si le bord de mer est facilement accessible. Par ailleurs, l’abondance des sargasses (algues qui prolifèrent dans la mer Caraïbe à certaines saisons) échouées dans certaines zones peut gâcher franchement l’aspect et l’odeur du bord de mer…

Climat :
Le sud du pays est plus humide que le nord.
Le climat subtropical (23-27 °C) présente une saison sèche marquée, de fin février à mai et une saison humide de juin à décembre, interrompue en août-septembre par une autre saison sèche.

En Octobre, il faisait très chaud et nous avons essuyé quelques averses mémorables suivant de beaux orages. Moustiques et sandflies étaient au rendez- vous!!

Vie quotidienne :
Ancien Honduras britannique, indépendant seulement depuis 1981, le Belize est un pays aux multiples facettes.

Les populations mayas, créoles (ancêtres africains et africano-européens), métis (hispano-indiens), garifunas (descendants d’Indiens Karibs et d’Africains), mennonites, indiennes, chinoises.. se côtoient dans un mélange surprenant et dépaysant de langue anglaise et de culture métissée.

Le pays est propre et sûr (en dehors de certains quartiers de Belize City a piori), on y commande des tortillas en anglais et les billets de banque arborent le portrait de la jeune reine Elizabeth II…
C’est un pays étonnant, une petite parenthèse agréable au sein de l’Amérique centrale !!

Hors saison (de Juillet à Octobre) : beaucoup de centres de plongée, hébergements… sont fermés

Histoire en bref :

La population maya, qui occupait les lieux bien avant l’arrivée de Cortés en 1525, a vu débarquer des vagues successives de nouveaux arrivants qui ont fait du Belize ce qu’il est aujourd’hui.

Après l’arrivée des Espagnols aux XVIe et XVIIe siècle, boucaniers et bûcherons britanniques se sont installés sur la côte inhospitalière pour y exploiter le bois des mangroves puis celui des forêts (acajou et campêche).

Les luttes de pouvoir entre Anglais et Espagnols a duré plus d’un siècle. En 1798, après un dernier combat décisif, le Belize devient, officieusement mais dans les faits, une colonie britannique…..

Puis débute la période de la déportation d’esclaves africains pour servir de main d’oeuvre aux colons britanniques. Malgré plusieurs révoltes et la reconnaissance de leur émancipation en 1838, les anciens esclaves restent liés à l’activité forestière par un système de dette.

En 1832, des Garifunas venus du Honduras émigrent par voie maritime vers le Belize.

Entre 1847 et 1853, une nouvelle vague de réfugiés arrive du Mexique voisin. Mayas et métis fuient la Guerre des Castes qui sévit sur la péninsule du Yucatan. Ces immigrants introduisent des cultures de subsistance traditionnelles (canne à sucre, banane, agrumes).

Dans les années 1860 et 1870, les propriétaires de plantations sucrières font venir des centaines de travailleurs chinois et indiens d’Asie.

Le Belize ne devient officiellement colonie britannique qu’en 1871.

À la fin du XIXe siècle, les Mayas mopan et kekchi, fuyant l’oppression au Guatemala, s’installent dans le sud et l’ouest du Belize.
En 1958, des familles mennonites (anabaptistes pacifiques hollandais) venus du Mexique et du Canada s’installent au nord et à l’ouest de Belize City alors capitale du pays…

Enfin, dans les années 1980, le pays accueille environ 25 000 réfugiés hispanophones (soit près d’un septième de la population de l’époque) qui fuient les conflits au Guatemala et au Salvador, tandis que les Béliziens (des Créoles anglophones surtout) émigrent en plus grand nombre vers les États-Unis.

Population :

De nos jours, parmi les Béliziens, les Métis (hispano-indiens) représentent près de la moitié de la population, et les Créoles (ancêtres africains et africano-européens) près d’un quart. Ces derniers vivent surtout dans les régions côtières centrales, tandis que les Métis sont davantage dans les terres, moins peuplées, aux côtés des Mayas, qui représentent 10 p. 100 de la population.
Plusieurs milliers de Garifunas, autrefois appelés Karibs noirs (descendants d’Indiens Karibs et d’Africains), vivent en communauté sur la côte sud.
Il y a également des descendants d’Européens et d’Indiens d’Asie, ainsi que quelques minorités, notamment chinoise et arabe.

L’anglais est la langue officielle, mais la plupart des habitants parlent également le créole.
Les Métis parlent espagnol, comme les Mayas qui utilisent, en outre, leur langue vernaculaire (yucatèque, mopan, kekchi).
Les Garifunas parlent leur propre langue, basée sur l’arawak, ainsi que l’anglais ou l’espagnol.

La diversité culturelle de la population se reflète à travers les multiples ethnies, langues, religions, coutumes vestimentaires, habitudes alimentaires, styles musicaux et traditions populaires.
Malgré l’existence de préjugés raciaux, le pays n’a jamais connu de violence interethnique.

Par ailleurs, les anglicans, rapidement suivis par des missionnaires baptistes et méthodistes, établissent la première église au début du XIXe siècle. Près des trois cinquièmes des Béliziens appartiennent à l’Église catholique romaine, implantée depuis 1851, et plus d’un tiers à l’Église protestante. Souvent venues des États-Unis, de petites congrégations évangéliques et fondamentalistes se développent rapidement.

Relation avec habitants : Aucun sentiment d’insécurité. Pas de curiosité. Peu de contact.

A ne pas manquer :

Faune : La barrière de corail du Belize est la deuxième plus étendue au monde (après celle de l’Australie). Une journée snorkeling ou plongée est l’occasion de profiter de la biodiversité marine de ce pays : requins nourrices, tortues caouannes, raies aigles, poissons divers et multicolores, coraux…
La limite principale est le prix… Comparer les prix n’est pas inutile. Les tarifs sont très variables d’une agence à l’autre !!

Coups de cœur

J’ai vraiment adoré l’atmosphère du Bélize qui m’a rappelé celle de la Guyane ou du Suriname. Un melting pot incroyable aux accents anglais !! Le Belize vaut le détour !!
Même si vous n’avez que 15 jours, vous pouvez allier belles plongées, ruines mayas, forêt tropicale, grottes et cenotes (bassins souterrains d’eau douce) en limitant les distances à parcourir.

  • Bivouac : Les enfants ont adoré le bivouac de San Ignacio à proximité d’un terrain multisport. Rien de sauvage ou de magnifique mais rien de tel pour occuper les ados pendant quelques heures le temps de découvrir ce bourg agréable.
  • Villes :
    Spanish Lookout pour une petite plongée dans l’univers mennonite. Faire ses courses dans l’un des supermarchés aux rayons emplis de produits étatsuniens, entourés de ménagères en robes à fleurs et bonnets blancs reste une expérience insolite !!

Placencia, un village agréable hors saison pour partir à la découverte des îlots de la barrière de corail.

          – Belize City et son architecture créole.

Risques ou ennuis divers/Coups de gueule : Les tarifs sont exorbitants !! A prévoir !!

A goûter : La cuisine indienne à Belmopan !! (plusieurs petits restos indiens à ne pas rater!!). Pas très bélizien mais trop bon !!

Coups de cœur des enfants
– Manao (13 ans): Terrain de basket du bivouac de San Ignacio, snorkeling
– Sabah (11 ans): Plongée bouteille
– Naoki (7 ans): Snorkeling (raie aigle, tortue, requin dormeur)

A faire (ce que nous ferions si nous avions l’occasion de revenir et/ou beaucoup d’argent)

  • Le site maya  de Caracol près de San Ignacio, à la frontière guatémaltèque  Apparemment un site très étendu et imposant qui vaut le détour.
    Difficile d’accès surtout à la saison des pluies car longue piste de 98km aller.
    Problèmes ponctuels mais apparemment anciens d’insécurité expliquant l’existence d’un convoi militaire sur les derniers kilomètres (non obligatoire).
  • Le parc naturel Mountain Pine Ridge doit valoir le déplacement mais la piste en saison des pluies nous a découragés.
  • Le bivouac de Placencia : Mariposa restaurant and beach suites.
    La description de ce bivouac sur I-Overlander nous a fait rêvé alors que nous avions du mal à trouver un stationnement agréable en bord de mer . Malheureusement il était fermé à notre passage (fermé en basse saison : de juillet-octobre)…
  • Le fameux « Blue Hole » : un cénote sous-marin situé au large de la côte.
    Très photogénique vu du ciel, c’est devenu le symbole touristique du pays (excursion en avion, hélicoptère ou bateau, plongée). Très cher !
  • Un séjour sur les îles (Caye Caulker, Ambergris Caye…) qui doit permettre de séjourner au plus près de la barrière de corail. Cependant la barrière est la même que celle du Honduras et les prix sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs en Amérique centrale…
  • L’observation des lamantins à Gales Point en saison sèche.

A oublier/ Ne vaut pas le déplacement

L’observation des lamantins (manatees) en saison des pluies : l’eau est trouble et les animaux invisibles ou presque (quelques museaux apparaissent avec de la chance à la surface de l’eau).

Commenter