Lençois, la principale ville d’accès à la Chapada est née et a connu son heure de gloire à la fin du XIXe siècle, lorsque des diamants ont été découverts dans les vallées alentour. Mineurs et opportunistes se sont rués vers la région pour chercher fortune. Les Français, qui achetaient alors des diamants pour financer, notamment, la construction du canal de Panama (1881-1889), établirent un vice-consulat à Lençois. La mode française envahit alors la ville. Les tentes de toile côtoyaient les maisons de maîtres. Mais la fièvre retomba au début du XXe siècle avec l’épuisement des mines, la chute de la demande française (et par conséquent des cours internationaux), l’abolition de l’esclavage et la découverte des mines sud-africaines. L’exploitation des mines se poursuivit cependant à plus petite échelle jusqu’à ce que le parc soit créé en 1985 grâce au combat d’idéalistes tombés amoureux de la nature environnante. Les mineurs furent brutalement obligés de se reconvertir dans le tourisme.

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Lençois est un village agréable, dont les quelques bâtiments témoins de l’époque coloniale surprennent au milieu d’une nature préservée.
Nous y rencontrons Christine, une française installée là depuis 30 ans, qui a ouvert un gîte après avoir été guide. Nous partageons un repas en l’écoutant nous raconter l’évolution de fréquentation du parc depuis sa création.

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Le parc est une oasis de verdure dans le sertão aride environnant. Comptant peu d’infrastructures, sa nature reste préservée. Cascades, bassins d’eau claire, grottes sont un terrain de jeu rêvé. Les randonnées à la journée, même si elles ne sont pas balisées, sont facilement accessibles au départ de Lençois ou de Capão. Nous avons passé 10 jours dans le parc et n’avons pas eu besoin de recourir à un guide.

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Après Lençois, nous découvrons le village de Capão plus isolé car au bout d’une longue piste chaotique de 28km. Il est le repère de citadins repentis qui viennent y chercher un mode de vie alternatif, plus proche de la nature et moins de la société de consommation. Ecole de cirque, cours gratuits de judo et de capoeira ; magasin proposant produits biologiques, yahourts faits maison, gomasio, tahin… Nous sommes loin du Brésil que nous avons traversé jusqu’à présent….Le marché est haut en couleurs et l’ambiance très décontractée.

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Nous rencontrons une famille de Bretons en voyage au Brésil pour 6 mois et qui a posé ses valises à Capão pour un mois. Nous partageons un dîner et refaisons le monde. Nous profitons du confort de la cuisine et de la salle de bain pendant que Annaïg, Boris, Julian et Nino partent pour une randonnée de 3 jours.
Autour de Capão nous faisons encore quelques belles randonnées notamment jusqu’à la Cachoeira da fumaça, la plus haute cascade du Brésil avec ses 420m de hauteur. Vertige garanti !!!

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François décide de traverser le parc entre Capão et Lençois à pied pendant que nous ferons la route en camping car en passant par le Morro de Pai Inacio, un sommet de 1120m offrant une vue panoramique sur la vallée de plateaux alentour.

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