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Brésil 2015 – 2016

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Il fait toujours très chaud à notre départ de Belem en direction de Sao Luis. Nous recherchons un cours d’eau où nous rafraîchir lorsque nous passons devant un grand parc aquatique. Nous nous enthousiasmons tous devant cette opportunité mais sommes immédiatement calmés par les prix annoncés. Sur le point de repartir, nous voyons arriver deux personnes qui s’avèrent être les propriétaires (ou gérants) et qui, interpellés par notre camping-car et notre nationalité, nous invitent à profiter gratuitement des lieux pour l’après-midi !! Encore une rencontre improbable !!

06_belem-Alcantara_parc aquatic

Sur la route entre Belem et Alcantara, nous quittons l’état du Para pour celui de Maranhão, la forêt amazonienne laisse définitivement place aux plaines agricoles ou marécageuses. Les quelques bosquets résiduels sont constitués de palmiers à açai. Phénomène de mode ou véritable fruit merveilleux ? L’açai est partout au Brésil. Riche en vitamines, il est consommé sous forme de jus ou de glaces. Rares sont les villes qui n’ait pas au moins un vendeur d’açai… On a évidemment goûté mais on n’est pas fan de cette glace plutôt fade lorsqu’elle n’est pas agrémentée de noix, bananes, chocolat…

06_paysage alcantara

Alcantara est une ancienne ville coloniale décrépite mais pleine de charme située au bord du rio Pindaré en face de la moderne et tumultueuse São Luis. Nous y passons quelques jours hors du temps et faisons la connaissance de Barnabas un photographe suisse qui s’est retiré là il y a dix ans loin de l’agitation du monde. Il nous raconte quelques anecdotes de sa vie riche passée entre New York, Londres et Paris à l’époque où il était photographe chez Vogue, son besoin brutal de couper tout contact avec la photographie et son coup de foudre pour le Brésil et Alcantara dix ans auparavant. Un destin surprenant ! Un homme passionnant que nous quittons à regret pour reprendre la route.

07_alcantara

Pour gagner Sao Luis depuis Alcantara , il faut traverser la large Baia de São Marcos en ferry. La traversée de l’estuaire est plutôt agitée et les places à l’intérieur sont chères, qu’à cela ne tienne, nous voyagerons sur le pont…

08_ Bac Alcantara - Sao Luis

Quel contraste avec la calme Alcantara !! Sao Luis est une grande ville pour le Brésil, ce qui veut dire une très grande pour nous avec son quasi million d’habitants. Elle s’étend le long de l’estuaire du rio Bacanga entre un centre historique défraichi et décevant malgré quelques maisons aux façades colorées, et des quartiers modernes huppés bordant l’océan.

09_Sao Luis

Nous y trouvons les premières plages accessibles depuis notre départ de Guyane. L’eau y est enfin claire puisque nous sommes à l’est du delta de l’Amazone mais particulièrement polluée et pas encore très chaude… Les enfants ne résistent pas au plaisir de se jeter l’eau, heureux de retrouver l’océan.
Alors que nous pensions bivouaquer en bord de mer, nous sommes interpellés par un coach sportif qui interrompt son cours pour nous conseiller de nous déplacer arguant de l’insécurité des lieux. Il nous trouve même un bivouac sécurisé sur le parking d’un restaurant. Nous ne saurons jamais si les risques étaient réels ou exagérés mais nous avons apprécié cette attention ! Pour la nuit suivante nous trouvons un bivouac plus calme à proximité d’un poste de police à l’extrémité d’une plage.

09_Sao Luis plage

A la fin de notre séjour en Guyane et en nous éloignant des plages cayennaises nous souffrions de la chaleur à tel point que nous envisagions de gagner directement de latitudes plus clémentes en évitant le nordeste brésilien et en nous dirigeant directement vers Salvador. Depuis notre traversée de l’Amazone et d’autant plus depuis que nous nous sommes rapprochés de l’océan, le temps est plus clément, les soirées sont surtout plus fraîches. Nous commençons donc à envisager plus sereinement la possibilité de longer la côte jusqu’à Salvador de Bahia. Première étape, un parc dont les guides font tous l’éloge : Lençois Maranhenses et son paysage de dunes et de lagunes.